Suicide de Denise Cosco / Après la mafia : l’invisibilité administrative comme condition d’existence

Crimorg.com | 10.09.26

Le 10 septembre 2026, Denise Cosco est morte à 35 ans après s’être jetée du troisième étage d’un immeuble d’Ariccia (Latium). La publication crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com un enjeu plus large : ce que devient concrètement la vie de ceux que l’État italien extrait du monde mafieux.

Née en 1991 dans une famille liée à la ’Ndrangheta de Petilia Policastro, dans le Crotonais, Denise (photo ci-dessus, avec sa mère) est encore une enfant lorsque sa mère commence à parler à la justice. Lea Garofalo entre dans le dispositif de protection en 1996 et crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com du point de vue de l’État, une victoire incontestable : un homicide mafieux est élucidé, les responsabilités sont établies, les coupables condamnés. Mais c’est précisément à cet endroit que commence une histoire que les dossiers judiciaires racontent beaucoup moins bien : celle de l’après.

Le droit italien distingue le collaboratore di giustizia, généralement issu du monde criminel et qui décide de coopérer avec les autorités, du testimone di giustizia, qui apporte son concours à la justice sans avoir participé à l’organisation criminelle dont crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com di giustizia appartient à une autre histoire : il n’a, en principe, aucune peine à négocier. Ce qu’il remet à l’État n’est pas une information échangée contre un avantage judiciaire, mais souvent une partie de son existence antérieure.

La loi n° 6 du 11 janvier 2018 a précisément cherché à reconnaître cette spécificité en réorganisant le régime applicable aux testimoni di giustizia. Le dispositif ne se réduit pas à la protection physique : il prévoit des mesures d’assistance sanitaire, psychologique, économique et professionnelle et prend également en considération les membres de la famille soumis aux conséquences de la crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com mère de témoigner, ni la protection qui en découla. Or, dans une organisation dont la reproduction repose largement sur la famille, la rupture d’un individu engage rarement lui seul : les liens de sang, qui garantissent la confiance et assurent la transmission des alliances et du pouvoir criminel, font aussi peser sur les proches les conséquences du témoignage.

Denise quitte officiellement le programme de protection en 2018. Mais une date administrative dit peu de ce que signifie retrouver une vie ordinaire après des années passées sous une autre identité. crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com un emploi, des relations stables, une existence qui ne soit plus organisée autour du secret ? La réussite judiciaire se mesure facilement ; celle d’une vie reconstruite beaucoup moins.

Il serait toutefois abusif de faire de la mort de Denise la conséquence de cette fragilité. Le parquet de Velletri a ouvert une enquête contre crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com mafia ne devrait pas seulement signifier survivre à la rupture, mais pouvoir un jour cesser de vivre à travers elle.

Par Brünhilde Delhommeau

Les bombes et la politique : ce que Giovanni Brusca raconte de la stratégie de Cosa Nostra

Crimorg.com | Septembre 2026

Plus de trente ans après les attentats qui frappèrent Florence (photo ci-dessus), Milan et Rome, la saison des bombes de Cosa Nostra continue de produire des ramifications judiciaires et politiques. Le 9 septembre 2026, devant crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com du paysage politique italien, cherche de nouveaux canaux, envisage ses propres initiatives électorales et, selon Brusca, réfléchit à la manière dont la violence elle-même peut devenir un instrument de pression politique.

La déposition mérite cependant d’être replacée dans son contexte. Giovanni Brusca (photo ci-contre, en 1996) n’est pas un témoin périphérique de cette période. Fils du boss Bernardo Brusca, devenu chef du mandamento de San Giuseppe Jato et l’un des hommes de confiance des Corleonesi de Salvatore « Toto » Riina, il appartient au noyau dirigeant de Cosa Nostra pendant sa phase la plus violente. Le 23 mai 1992, c’est lui qui actionne le dispositif qui fait exploser, sous l’autoroute reliant l’aéroport de Punta Raisi à Palerme, la charge destinée au juge Giovanni Falcone. Falcone, son épouse Francesca Morvillo et trois policiers de leur escorte (Antonio Montinaro, Rocco Dicillo et Vito Schifani) sont tués. Brusca est également responsable du rapt de Giuseppe Di Matteo, fils du collaborateur de justice Santino Di Matteo, séquestré pendant plus de deux ans avant d’être étranglé puis dissous dans l’acide en janvier 1996. Arrêté le 20 mai 1996, Brusca commence à collaborer avec la justice et obtient en 2000 le statut de collaborateur de justice. Sorti de prison en 2021 après 25 années de détention, il a achevé en mai 2025 les quatre années de liberté surveillée qui lui avaient été imposées. Lorsqu’il témoigne à Florence en septembre 2026, il le fait donc, pour la première fois depuis lors, en homme juridiquement libre.

L’audience ne se tient pourtant pas dans un procès contre Silvio Berlusconi, ni même contre Marcello Dell’Utri. Elle intervient dans une procédure beaucoup plus singulière, ouverte contre Salvatore Baiardo (photo ci-contre). Ancien glacier installé dans le Piémont, Baiardo est une vieille connaissance judiciaire des frères Giuseppe et Filippo Graviano, dirigeants du mandamento palermitain de Brancaccio et acteurs majeurs de la « saison des attentats ». Déjà condamné pour avoir aidé leur clandestinité, Baiardo est aujourd’hui poursuivi notamment pour calomnie aggravée et pour des faits de favoritisme assortis de la circonstance aggravante mafieuse. Au cœur du dossier figure notamment une photographie dont il aurait parlé au journaliste et animateur Massimo Giletti, et sur laquelle auraient figuré Silvio Berlusconi, Giuseppe Graviano et l’ancien général des carabiniers Francesco Delfino. Baiardo conteste avoir montré cette photographie. C’est cette affaire, apparemment périphérique, qui conduit aujourd’hui le tribunal florentin à revisiter certains des protagonistes et des zones grises de la « saison des massacres ». D’autres figures de cette histoire, parmi lesquelles Giuseppe Graviano, Gaspare Spatuzza et Cristoforo Cannella, doivent également être entendues.

Pour comprendre la portée des déclarations de Brusca, il faut revenir au début des années 1990. Cosa Nostra traverse alors une crise profonde de son système traditionnel de relations avec le pouvoir. Le 12 mars 1992, Salvo Lima, ancien maire de Palerme, député européen de la Démocratie chrétienne et figure centrale de la politique sicilienne, est assassiné (photo ci-contre). Pour les Corleonesi, le meurtre constitue un message adressé à un monde politique jugé incapable de tenir ses engagements après la confirmation, en janvier 1992, des lourdes condamnations prononcées dans le maxi-procès de Palerme. Deux mois plus tard, Giovanni Falcone est tué à Capaci ; le 19 juillet, Paolo Borsellino et cinq membres de son escorte meurent dans l’explosion de via D’Amelio. Cosa Nostra n’est plus seulement engagée dans une guerre contre des magistrats : sous la direction de Riina, elle a choisi une stratégie de confrontation directe avec l’État.

L’arrestation de Riina, le 15 janvier 1993, ne met pas immédiatement fin à cette stratégie. Une partie de l’appareil mafieux, autour notamment de Leoluca Bagarella, Matteo Messina Denaro et des frères crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com Velabro (22 blessés). Le patrimoine artistique et religieux italien devient lui-même une cible. Les attentats de Florence, Milan et Rome font dix morts et plus d’une centaine de blessés.

Cette séquence est essentielle parce qu’elle marque une transformation de l’usage mafieux de la violence. crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com devient un langage adressé à l’État et, plus largement, au système politique italien.

C’est précisément sur ce terrain que la déposition de Brusca du 9 septembre apporte un élément particulièrement sensible. Interrogé par le procureur Leopoldo De Gregorio sur les rapports entretenus par Cosa Nostra avec la politique, l’ancien boss explique qu’en 1994, au cours de discussions avec Leoluca Bagarella (photo, après son arrestation en 1995), les attentats de 1992-1993 étaient envisagés comme un « instrument politique ». Selon son récit, l’idée aurait été de les présenter comme s’ils avaient été inspirés par la gauche afin de favoriser l’entrée en politique de Silvio Berlusconi. Autrement dit, dans la représentation qu’en donne aujourd’hui Brusca, la stratégie mafieuse ne se limiterait pas à obtenir des concessions de celui qui accéderait au pouvoir : elle chercherait aussi à intervenir sur la perception politique de la violence elle-même.
Cette affirmation doit être maniée avec précaution. Brusca rapporte des discussions internes à Cosa Nostra et leur attribue aujourd’hui une signification politique ; elle ne constitue pas, à elle seule, la démonstration d’un accord avec Berlusconi. La distinction est fondamentale. Elle n’en éclaire pas moins la façon dont une partie de la direction mafieuse semble avoir pensé la transition politique italienne : non comme un phénomène extérieur à subir, mais comme une recomposition dans laquelle il fallait retrouver une place. Car au début des années 1990, le système politique qui avait structuré l’Italie depuis l’après-guerre s’effondre. L’opération Mani Pulite, les enquêtes pour corruption et la disparition progressive des grands partis de gouvernement bouleversent les équilibres de la Première République. La Démocratie-Chrétienne, qui avait dominé la vie politique italienne pendant près d’un demi-siècle, disparaît. Le Parti Socialiste Italien de Bettino Craxi est emporté par les scandales. Pour Cosa Nostra, cette rupture signifie aussi la disparition ou l’affaiblissement d’interlocuteurs construits au fil des décennies.

Antonino Giuffrè (photo), autre ancien dirigeant mafieux devenu collaborateur de justice et également entendu le 9 septembre, a résumé cette rupture en des termes particulièrement explicites : après la mort de Salvo Lima, a-t-il expliqué, Cosa Nostra n’avait plus de référent politique ; lorsque Forza Italia apparaît, l’organisation décide alors de regarder vers le nouveau parti et vers Berlusconi afin de lui présenter ses problèmes et les solutions qu’elle attend du pouvoir politique. En raison de problèmes de santé, Giuffrè a toutefois dû interrompre rapidement sa déposition ; le tribunal a décidé d’acquérir des déclarations qu’il avait précédemment livrées aux magistrats florentins en 2002, 2009 et 2021. Avant même ce basculement vers Forza Italia, Cosa Nostra avait envisagé une autre voie : la création ou le soutien à des mouvements autonomistes dans le sud du pays. Brusca est revenu devant le tribunal de Florence sur le projet Sicilia Libera, mouvement apparu en 1993 dans le contexte de l’effondrement des partis traditionnels. Il a expliqué avoir initialement adhéré au projet, avant d’envoyer deux hommes de confiance se renseigner et de s’en retirer après avoir reçu des informations qu’il jugeait négatives. Selon lui, Giuseppe Graviano aurait également participé, dans un premier temps, à cette orientation.

L’épisode est révélateur. La mafia cherche alors moins une idéologie qu’un véhicule. L’enjeu est de retrouver un crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com regard se déplace vers les forces susceptibles d’occuper le vide laissé par les partis traditionnels.

C’est ici qu’apparaît Vittorio Mangano (photo). Mafieux palermitain lié à la famille de Porta Nuova et à l’environnement du boss Stefano Bontade, Mangano avait travaillé dans les années 1970 à la villa d’Arcore de Silvio Berlusconi. Son nom constitue depuis des décennies l’un des points de contact documentés entre l’environnement mafieux palermitain et celui du futur président du Conseil. La justice italienne a notamment établi, dans le dossier concernant Marcello Dell’Utri, les circonstances de son arrivée à Arcore en 1974 et son rôle joué dans cette relation. Collaborateur historique de Berlusconi, futur cofondateur de Forza Italia et sénateur, Dell’Utri a été définitivement condamné en 2014 à sept ans de prison pour concours externe en association mafieuse pour des faits commis jusqu’en 1992.

Cette condamnation constitue un élément judiciaire distinct des hypothèses concernant les attentats de 1993 : confondre les deux dossiers reviendrait à effacer précisément la frontière entre ce que la justice a établi et ce qui demeure controversé. Selon Brusca, lorsque Cosa Nostra cherche dans les crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com ressemble davantage au fonctionnement traditionnel de Cosa Nostra : ouverture d’un canal, formulation d’une demande, promesse d’un bénéfice possible et, simultanément, menace de représailles. La violence et la négociation ne constituent pas deux stratégies opposées ; elles appartiennent au même dispositif de pouvoir.

Brusca a également livré un souvenir beaucoup plus indirect concernant Giuseppe Graviano. Après l’arrestation de Bagarella en 1995, raconte-t-il, plusieurs mafieux se retrouvent autour crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com évidemment d’une autre nature : Brusca ne dit pas avoir assisté à la rencontre ; il rapporte seulement les propos Messina Denaro.

La crédibilité de Brusca n’a du reste pas été appréciée de manière uniforme par les juridictions italiennes. Ses déclarations ont permis de reconstruire une partie importante de l’histoire crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com juges ont également relevé chez Brusca une tendance à relier des faits directement connus à des informations acquises ultérieurement par les procédures judiciaires ou les médias.

En juin 2026, une nouvelle décision de classement dans l’enquête florentine sur les supposés commanditaires extérieurs des attentats de 1993 est venue rappeler cette prudence. Le juge des enquêtes préliminaires Patrizia Martucci avait ordonné en janvier le classement de la procédure visant Marcello Dell’Utri, Silvio crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com savoir si Brusca « accuse Berlusconi » ferait pourtant perdre l’essentiel. Le véritable intérêt criminologique de sa déposition réside ailleurs : dans la description d’une organisation mafieuse confrontée à l’effondrement brutal de son environnement politique et contrainte de chercher de nouveaux mécanismes d’intermédiation.

Cosa Nostra n’apparaît pas, dans ce récit, comme une organisation attachée durablement à un parti, une famille politique ou une doctrine. Elle raisonne en termes d’accès, de protection et d’efficacité. Lorsque l’ancien système ne répond plus, elle menace ; lorsqu’un interlocuteur crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com individuellement. Les cibles sont des lieux, des monuments, des villes et, à travers eux, l’État lui-même. La violence mafieuse acquiert alors une dimension terroriste : elle cherche à produire de la peur, de l’instabilité et une réaction politique.

Brusca n’est plus un boss depuis longtemps ; il reste ce que Cosa Nostra a toujours su produire, un homme crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com après les faits, en dit peut-être plus long sur l’Italie que sur Cosa Nostra elle-même.

Par Brünhilde Delhommeau

Melbourne : la guerre du tabac et la recomposition de la pègre libanaise

Crimorg.com | 17+18+19.08.26
La tentative d’assassinat de Fadi Haddara (photo ci-contre), le 16 août 2026 à Altona North, dans la banlieue ouest de Melbourne, a remis en lumière une guerre criminelle qui a profondément transformé le milieu criminel de l’État de Victoria. Longtemps présenté par les renseignements policiers comme l’une des figures dominantes du marché noir du tabac, Haddara semblait pourtant s’être retiré des activités qui avaient fait de son clan l’une des puissances du crime organisé local. Il vivait toujours dans son quartier historique, se consacrait davantage à sa famille et développait notamment une entreprise de fournitures de peinture.

L’attaque apparaît soigneusement préparée. Selon la police de Victoria, une Holden Commodore blanche a été observée à plusieurs reprises aux crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com de son véhicule. La chronologie privilégie donc la piste d’une opération préparée plutôt que celle d’une confrontation fortuite.

Pour comprendre l’importance de cette attaque, il faut remonter à la place occupée pendant des années par la famille Haddara dans crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com cigarettes de contrebande dans l’État de Victoria. Au début de 2023, il aurait été au sommet de sa puissance.

Le tabac est progressivement devenu un enjeu majeur pour le crime organisé australien. Son économie clandestine associe importation internationale, stockage, distribution, vente dans des commerces spécialisés et blanchiment des bénéfices. La fiscalité crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com » Hamad. Cette exclusion est présentée comme l’un des facteurs ayant précipité une confrontation qui a rapidement dépassé une simple rivalité personnelle pour devenir une véritable guerre économique et territoriale.

« Kaz » Hamad (photo ci-contre) et ses associés auraient alors entrepris de s’attaquer aux intérêts liés aux Haddara ainsi qu’aux commerces refusant de reconnaître leur autorité. Incendies criminels, extorsions, menaces, assassinats, contrats visant des adversaires et attaques contre des magasins de tabac ont progressivement transformé le marché clandestin en champ de bataille. Les incendies de commerces ont constitué une arme particulièrement efficace : détruire un magasin permettait à la fois de punir son propriétaire, d’éliminer temporairement un point de vente concurrent et d’adresser un avertissement aux autres détaillants.

La pression exercée sur les Haddara aurait culminé au début de 2024. En février, Fadi Haddara aurait découvert plusieurs balises GPS placées sous son véhicule. Un contrat estimé à environ un million de dollars australiens aurait crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com plus large que la seule possession de magasins ou le contrôle direct de cargaisons de cigarettes : le réseau aurait cherché à exercer une forme d’autorité sur d’autres acteurs du milieu criminel de Melbourne.

Le fonctionnement attribué à The Commission repose notamment sur une logique de taxation criminelle. Des individus ou groupes souhaitant poursuivre leurs propres activités auraient été contraints de reconnaître l’autorité du réseau crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com certains acteurs du monde de la nuit à Melbourne. Une guerre initialement déclenchée autour du marché noir du tabac aurait ainsi favorisé l’émergence d’une organisation criminelle beaucoup plus polyvalente.

La trajectoire de Kaz Hamad présente une autre particularité. Expulsé d’Australie en 2023, il aurait continué, selon les autorités australiennes, à exercer une influence sur les réseaux crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com d’intervention et rendu très improbable son retour physique à Melbourne. Elle n’a toutefois pas entraîné la disparition automatique du système criminel constitué autour de lui.

Plusieurs hommes apparaissent désormais dans la possible redistribution de son influence. Son frère cadet, Maytham Hamad, dispose naturellement des relations familiales et potentiellement d’une partie des réseaux constitués par Kaz Hamad.
Ahmed
Al crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com commencé à toucher davantage le secteur de la nuit à Melbourne. Al-Huseini pourrait ainsi représenter une nouvelle génération, plus jeune et susceptible de poursuivre la diversification des activités de l’organisation.

Il serait cependant prématuré de rechercher un unique « nouveau parrain ». La crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com une succession classique qu’une redistribution de son pouvoir entre plusieurs associés.

C’est dans ce contexte que la tentative d’assassinat de Fadi Haddara, en août 2026, prend toute son importance. Son crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com immédiatement après la fusillade, d’éléments établissant l’existence d’un conflit actif dans lequel Haddara aurait été récemment impliqué.

L’affaiblissement simultané de l’ancienne puissance des Haddara et du commandement personnel de Kaz Hamad laisse donc derrière lui un paysage crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com À ce stade, les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’identifier précisément tous les bénéficiaires de cette recomposition.

La « guerre du tabac » pose enfin une question qui dépasse largement le seul domaine policier. L’Australie applique une fiscalité très élevée crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com prix suffisamment élevé pour décourager la consommation tout en empêchant que cet écart fournisse au crime organisé un marché extraordinairement rentable.

La guerre du tabac à Melbourne apparaît ainsi comme bien davantage qu’une succession de règlements de comptes autour de cigarettes de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com détruit cette architecture. Elle a surtout ouvert la question de son héritage.

Par Axel Ligorio

Californie : un dépôt sauvage mène à un vaste réseau de méthamphétamine

Crimorg.com | 05.03.26

En octobre 2025, des policiers du Calaveras County Sheriff’s Office sont intervenus à la suite du signalement d’un dépôt illégal de déchets dans une zone crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com ainsi que trois propriétés liées à une organisation soupçonnée de produire, stocker et distribuer de la méthamphétamine dans le nord de la Californie.

Le 27 février, plus d’une centaine de policiers et agents fédéraux ont simultanément exécuté trois mandats de perquisition à haut risque à Valley Springs, dans le crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com ce site. À Modesto, une propriété servait principalement au stockage et à la distribution des stupéfiants destinés au marché du nord de la Californie.

À Valley Springs, les quantités découvertes sont considérables : environ 680 kilos, auxquelles s’ajoutaient environ 576 kilos de méthamphétamine partiellement transformée. Les crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com mexicaine dont le culte est notamment présent dans certains milieux criminels et narcotrafiquants, sans être pour autant spécifique à ceux-ci.

À Turlock, les autorités ont saisi environ 127 kilos de méthamphétamine cristallisée, ainsi que huit armes. Les enquêteurs y ont retrouvé différents équipements caractéristiques des laboratoires de conversion de méthamphétamine : crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com la méthamphétamine, possession d’une arme à feu par une personne ayant déjà été condamnée pour un crime ainsi que, pour au moins un suspect, maltraitance grave envers un enfant.

Un réseau d’anabolisants démantelé dans les prisons portugaises

Crimorg.com | 05.03.26
La police judiciaire portugaise a démantelé, le 4 mars 2026, un réseau soupçonné d’importer et crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com de trafic de substances et méthodes interdites, association criminelle, corruption et favoritisme personnel.

L’opération a été menée à Lisbonne, Sintra, Leiria et Setúbal. Dix-neuf perquisitions, domiciliaires et non domiciliaires, ont été réalisées, notamment crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com cœur de l’enquête. Au total, neuf personnes physiques et une entreprise ont été inculpées, dont deux surveillants pénitentiaires.

L’enquête est partie de soupçons concernant l’utilisation de surveillants pour faire entrer des produits interdits dans les prisons en échange de contreparties financières ou matérielles. Les crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com figure par ailleurs parmi les personnes mises en cause, ainsi que plusieurs autres membres présumés du réseau chargés de l’importation et de la distribution.

Les investigations ont également permis d’identifier un homme présenté comme un crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com utilisé de fausses identités afin de réceptionner les commandes.

Une société internationale de transport aurait joué un rôle particulièrement important dans le dispositif. Des employés de cette entreprise auraient crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com transport. L’entreprise elle-même n’est toutefois pas présentée comme l’une des dix entités formellement mises en cause dans l’enquête.

Une société appartenant à l’importateur a en revanche été inculpée. Selon crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com investigations financières et patrimoniales menées autour de ses activités.

Les perquisitions ont permis la saisie d’une quantité importante de substances interdites, ainsi que de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com ont également été saisis. L’un des portefeuilles de cryptoactifs appartenait à l’importateur présumé.

L’affaire met surtout en évidence l’existence d’un marché spécifique des anabolisants en milieu carcéral. Pour crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com est passible au Portugal d’une peine comprise entre un et cinq ans d’emprisonnement.

Les anabolisants auraient en outre acquis une valeur particulièrement élevée à l’intérieur des prisons. La PJ s’inquiète de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com composition réelle des produits achetés et peuvent se voir vendre des substances différentes de celles annoncées.

Étude sur les cultures de coca en Bolivie en 2025

Crimorg.com | Septembre 2026
Les superficies consacrées à la culture de la coca ont poursuivi leur progression en Bolivie en 2025. L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) estime à 36.400 hectares la superficie cultivée, contre 34.000 hectares en 2024, soit une augmentation de 7 % en un an. Cette progression prolonge une tendance déjà observée les années précédentes : les surfaces étaient estimées à 31.000 hectares en 2023, puis avaient augmenté de 10 % en 2024 avant de progresser à nouveau en 2025.

Q OWLaJG ZdynamiqueR8 2est0UC géographiquementWR 9trèsX 8Lcontrastée.O EIDansOX HlesE8G YungasP7V de8QG LaF0H Paz,M 20première5P YrégionKDG historiqueG 6HdeG C7production,ZIQ lesE MPculturesTDN diminuentO U1de3 0Z448E %,U9B passantQ3 CdeKRG 19.230ZDH hectaresPQ 7enXSE 2024YF3 àK1 G18.430S 5PhectaresI8 KenZ 6X2025. En8 EWrevanche, la4G 9régionYI VduOI DChapareFK 6connaîtT A5uneXSM progressionE JOspectaculaireI 5F:8K0 lesDV 2superficiesC0 4passentF MJde9T B14.2758C Tà8 J517.471ZA 8hectares,I1 BsoitQN June4 LOhausse5 GWde7 R4223XO %Z JBenT C5uneN HZseuleP5D année.
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Voir le rapport ici
ou https://www.unodc.org/documents/crop-monitoring/Bolivia/2025_Bolivia_Coca_Survey_Report_web.pdf

Cannabis au Canada : davantage d'urgences pédiatriques chez les tout-petits après la légalisation

Crimorg.com | Avril 2026
Une étude menée au British Columbia Children’s Hospital (BCCH), à Vancouver, a analysé l’évolution des intoxications au cannabis chez les enfants et adolescents de 16 ans ou moins crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com caractère volontaire ou accidentel de la consommation, le mode de consommation, la présence éventuelle d’autres substances, les circonstances de l’intoxication et le mode d’arrivée à l’hôpital.

Le contexte canadien est particulier en raison du niveau élevé de consommation de cannabis chez les jeunes. Les auteurs rappellent crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com d’avoir fumé du cannabis lors de leur dernière consommation et davantage susceptibles d’en avoir consommé sous forme comestible.

Au total, 304 passages aux urgences pour intoxication au cannabis ont été recensés pendant les six années étudiées. Ils sont passés de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com et 2018, puis une hausse immédiate estimée à environ 48 % au moment de la légalisation, suivie d’une diminution ultérieure.

Deux populations très différentes apparaissent dans les données. La première est constituée des très jeunes enfants exposés accidentellement au cannabis. Les consommations involontaires ne représentaient que 4 % des intoxications avant la légalisation, contre 12 % après celle-ci. L’âge crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com développement de la vente commerciale des produits comestibles. Les données du British Columbia Drug and Poison Information Centre montrent parallèlement que les moins de 5 ans présentent les taux les plus élevés d’exposition accidentelle aux produits comestibles.

Cette évolution intervient malgré les règles canadiennes destinées à protéger les enfants. Les produits légaux doivent être commercialisés dans des emballages neutres et crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com considèrent donc que l’augmentation des expositions pédiatriques traduit notamment une plus grande présence des produits comestibles au cannabis dans les foyers.

La seconde population est celle des adolescents qui consomment volontairement du cannabis. Cette situation demeure très largement majoritaire : près de 90 % des consultations pédiatriques liées au cannabis concernent une consommation crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com à une ou plusieurs autres substances, notamment de l’alcool, des drogues illicites ou des médicaments. La polyconsommation reste donc nettement majoritaire parmi les adolescents intoxiqués, avant comme après la réforme.

Les chercheurs observent également une évolution marquée selon le sexe. Avant la légalisation, les intoxications au cannabis seul et les intoxications impliquant plusieurs substances étaient réparties de manière relativement comparable entre crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com éléments comme des explications possibles et non comme des causalités démontrées.
L’étude constate également qu’après la légalisation les intoxications liées au cannabis seul sont devenues plus fréquentes pendant les week-ends.

La dimension collective de la consommation apparaît également importante : dans les deux crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com majeur dans la décision de rechercher une prise en charge médicale.

L’apparition et la diffusion des produits comestibles constituent le résultat le plus préoccupant concernant les enfants. crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com accidentelles après la commercialisation de gommes, bonbons, chocolats, aliments et boissons contenant du cannabis.

Les chercheurs recommandent en conséquence de renforcer la prévention à plusieurs niveaux : stockage sécurisé du cannabis au domicile, meilleure information des parents et aidants, distinction entre produits légaux et illicites, programmes scolaires de crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com l’augmentation observée de la coconsommation chez les adolescentes. La surveillance hospitalière doit par ailleurs se poursuivre afin de déterminer si les évolutions constatées après 2018 persistent au-delà de la période de pandémie.

Une réserve importante accompagne en effet les résultats. L’étude porte sur un seul hôpital crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com aux substances, le temps passé au domicile et le recours aux urgences.

Le principal enseignement est donc double : chez les adolescents, la légalisation n’est pas crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com santé publique. Le nombre total de consultations est supérieur après la légalisation.

Voir l’étude ici
ou https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/reports-publications/health-promotion-chronic-disease-prevention-canada-research-policy-practice/vol-46-no-4-2026/impact-legalisation-cannabis-fins-recreatives-visites-urgences-pediatriques-colombie-britannique-canada.pdf

Amérique Latine : la place méconnue des femmes dans le crime organisé

Crimorg.com | 05.03.26
Les femmes occupent depuis plusieurs décennies des fonctions importantes au sein des organisations criminelles latino-américaines, loin de l’image qui les réduit souvent crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com narcotrafic depuis le développement des flux de drogue entre l’Amérique latine et les États-Unis dans les années 1940 et 1950.

Cette évolution se retrouve également dans les statistiques pénitentiaires. Les travaux du Washington Office on Latin America (WOLA) montrent que le nombre de femmes incarcérées pour des infractions liées aux stupéfiants a fortement augmenté dans la région au cours des deux dernières décennies. Dans la plupart des pays latino-américains, les infractions liées au commerce de drogue constituent désormais la principale cause de l’incarcération féminine. Une partie de ces femmes provient de milieux marginalisés et certaines ont auparavant été victimes de violences domestiques ou intrafamiliales, sans que cette vulnérabilité permette pour autant de considérer systématiquement les femmes impliquées dans le narcotrafic comme de simples victimes.

Le cas de Rosalinda González Valencia (photo ci-contre) illustre particulièrement cette réalité. Épouse de Nemesio Oseguera Cervantes, « El Mencho », ancien chef du Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), elle a été impliquée dans le narcotrafic avant même son mari et reste présentée comme une personnalité importante de l’environnement financier de l’organisation après la mort de celui-ci en février dernier lors d’une opération de police. Son rôle s’inscrit dans une véritable dynastie criminelle : son oncle Armando Valencia Cornelio, « El Maradona », a fondé le cartel du Milenio, dont une partie des membres a ensuite rejoint le CJNG, tandis que plusieurs frères de Rosalinda González Valencia ont créé Los Cuinis, organisation considérée comme un élément majeur du dispositif financier et de blanchiment associé au CJNG.
Rosalinda González Valencia a été arrêtée une première fois dans l’État de Jalisco en mai 2018 pour blanchiment d’argent, avant d’être libérée trois mois plus tard faute de preuves suffisantes. Arrêtée une nouvelle fois en novembre 2021, elle a été condamnée à cinq années de prison pour des infractions financières, puis libérée de manière anticipée au début de 2025 pour bonne conduite.
Sa fille avec El Mencho, Jessica Oseguera González (photo ci-contre), surnommée « La Negra », a également été condamnée aux États-Unis pour avoir dirigé des entreprises liées à l’empire économique de son père. D’autres femmes apparaissent dans la structure financière des Cuinis, notamment Erika González Valencia, visée par des sanctions américaines en 2019.

Les exemples dépassent largement le seul CJNG. Au Mexique, María del Rosario Navarro Sánchez (photo ci-contre), « La Chayo », a été mise en accusation aux États-Unis en avril 2025 pour soutien matériel au CJNG, organisation désormais désignée comme organisation terroriste étrangère par Washington. Les procureurs américains lui reprochent d’avoir participé pour le compte du cartel au trafic de migrants et d’armes ainsi qu’au transport clandestin d’argent et de stupéfiants.

Au Honduras, Digna Valle (photo ci-contre) a occupé une place centrale dans le clan Valle Valle. Issue d’une fratrie de treize enfants établie à El Espíritu, près de la frontière guatémaltèque, elle appartenait à une organisation familiale spécialisée dans l’acheminement de cocaïne vers le Mexique et qui a constitué un relais important du cartel de Sinaloa. La famille aurait notamment hébergé Joaquín « El Chapo » Guzmán pendant sa cavale. Arrêtée lors d’un déplacement à Miami en 2014, Digna Valle a ensuite coopéré avec les autorités américaines, contribuant aux poursuites contre plusieurs de ses frères ainsi que son fils. Elle a été libérée en 2018.

Toujours dans l’environnement du cartel de Sinaloa, Guadalupe Fernández Valencia (photo ci-contre), surnommée « La Patrona », est présentée comme la femme ayant atteint le niveau hiérarchique le plus élevé connu au sein de l’organisation. Proche collaboratrice de Jesús Alfredo Guzmán Salazar, « Alfredillo », l’un des fils d’El Chapo appartenant à la faction des Chapitos, elle a joué un rôle important dans le blanchiment et la logistique. Arrêtée à Culiacán en février 2016, elle a plaidé coupable devant un tribunal de Chicago et a finalement retrouvé la liberté en octobre 2023 après huit années de détention.

Au Chili, Antonella Marchant (photo ci-contre) constitue un exemple différent, celui d’une dirigeante directement impliquée dans le contrôle d’une organisation locale. Elle a dirigé l’un des groupes de narcotrafiquants les plus redoutés de Santiago, initialement fondé par son père. Arrêtée une seconde fois en 2021 et incarcérée, elle a commencé depuis la prison à diffuser des vidéos consacrées à sa vie et à sa relation avec une autre figure féminine du narcotrafic chilien, Sabrina Durán (photo ci-dessous).

Les deux femmes se sont rencontrées en détention et ont acquis une importante audience sur les réseaux sociaux. Sabrina Durán a ensuite été assassinée après sa libération, en 2023, et ses funérailles ont été considérées par les autorités chiliennes comme présentant un risque pour la sécurité publique.

Au Mexique, Itania Noemí Hernández Zepeda (photo ci-contre), surnommée « La Alemana » ou « Güera », a pour sa part été identifiée comme une responsable régionale de la faction Mayiza du cartel de Sinaloa à Manzanillo, dans l’État de Colima. Jusqu’à son arrestation en novembre 2024, les autorités mexicaines la considéraient comme l’une des principales responsables de la violence dans cette ville portuaire stratégique, où son groupe affrontait notamment le CJNG.

Au Guatemala, Marllory Chacón Rossell (photo ci-contre), surnommée la « Reine du Sud », a atteint un niveau encore différent dans la criminalité financière. Le Trésor américain l’a autrefois présentée comme l’une des blanchisseuses d’argent les plus importantes de la région. Elle a construit son influence grâce à ses relations avec les élites locales et aurait travaillé avec le clan Lorenzana afin de faciliter l’acheminement de cocaïne vers les États-Unis pour des organisations mexicaines comme les Zetas et le cartel de Sinaloa. Après s’être livrée aux autorités américaines en 2014, elle a coopéré contre plusieurs narcotrafiquants, ce qui lui a permis de sortir de prison après cinq années.

Cette présence féminine dans les échelons supérieurs du narcotrafic possède également des précédents historiques. María Dolores Estévez Zuleta (photo ci-contre), surnommée Lola « La Chata », a été considérée à son époque comme l’« ennemie publique numéro un » du Mexique. Active notamment dans le trafic de marijuana, de morphine et d’opium, elle s’est également impliquée dans l’alcool clandestin, la prostitution et le recel d’animaux volés. Arrêtée à de nombreuses reprises, elle s’est évadée sept fois avant de rester finalement emprisonnée jusqu’à sa mort en 1959.

Ces parcours très différents montrent surtout que la présence féminine dans le crime organisé latino-américain ne constitue ni une nouveauté ni crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com crimorg.com de « femmes de narcotrafiquants » conduit ainsi à sous-estimer une composante ancienne et structurelle des réseaux criminels latino-américains.