Publication du rapport anti-drogue italien

Publié le 25.03.08
  1. Publication du rapport anti-drogue italien
  2. 25 mars 2008 / Ministère de l’Intérieur – Italie
  3. Quelques chiffres :
    – 35.238 interpellations en 2007 ;
    – 589 décès dus aux drogues (+6,9% par rapport à 2006) ;
    – Saisies totales : 31.680,43 kg (-4,49%) dont : 3.927 kg de cocaïne (-15%), 1.899 kg d’héroïne (+43%), 19.779 kg de haschisch (stable), 4.539 kg de marijuana (-8,8%), 1.478 kg de khat (-36%), 393.457 doses de drogues de synthèse (+193%).
    Le rapport s’attarde également sur le rôle des différentes organisations criminelles :
    Ndrangheta : rôle prédominant dans le trafic de cocaïne. On note une récente implantation de ndranghetistes au Togo et au Maroc ;
    Camorra : de plus en plus en synergie avec la Ndrangheta. Implantation dans des pays stratégiques comme l’Espagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, l’Albanie, les Pays-Bas et, tout récemment, la Tunisie ;
    Cosa Nostra : après une période de retrait, semble s’investir de plus en plus dans les grands trafics internationaux, notamment d’héroïne ;
    Sacra Corona Unita : peu d’implication dans les trafics internationaux et nationaux car en pleine période de restructuration. Sa position face à l’Albanie permet aux clans de la SCU d’assister les autres organisations mafieuses ;
    – réseaux marocains : surtout présents dans le nord de l’Italie en matière de trafic de haschisch (via l’Espagne et la France) mais de plus en plus dans le trafic de cocaïne ;
    – réseaux albanais : plutôt spécialisés dans l’héroïne avec des « partenaires » turcs, bulgares ou roumains ;
    – réseaux tunisiens : implantés dans le centre et le nord de l’Italie, proches des albanais et des marocains (trafic de rue) ;
    – réseaux nigérians : importation de cocaïne par trafic de mules ;
    – réseaux algériens : liés aux marocains, surtout trafic de rue ;
    – réseaux égyptiens : encore peu nombreux mais en forte augmentation (trafic de rue) ;
    – réseaux sénégalais : trafic de rue mais les services italiens estiment qu’ils pourraient développer leurs propres réseaux au vue des nouvelles routes de la cocaïne, transitant par l’Afrique de l’Ouest ;
    – réseaux dominicains : peu nombreux mais en augmentation, actifs comme courriers et petits dealers de cocaïne ;
    – réseaux serbes : profitent de leur position sur la route des Balkans, surtout actifs dans le nord de l’Italie, en liaison avec les groupes albanais.
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