Publication du rapport 2020 des services anti-drogue italiens
Ministère de l'Intérieur italien | Juillet 2020La Direction Centrale des Services Antidrogue (DCSA) du Ministère de l’Intérieur italien vient de publier son rapport 2020 (pour l’année 2019). En matière de saisies :
– cocaïne : 8.269,54 kilos (+127% par rapport à 2018), à 95% par voie maritime ;
– héroïne : 614,76 kilos (-37%), à 83% par voie aérienne ;
– résine de cannabis : 21.005,44 kilos (-73%), à 97% par voie maritime ;
– herbe de cannabis : 23.632,08 kilos (-40%), à 93% par voie maritime ;
– plants de cannabis : 223.541 (-57%) ;
– Drogues de synthèse : 51.907 doses (+95%), à 98% par voie aérienne ; 102,04 kilos (+32%), à 99% par voie aérienne.
Il y a eu 34.914 arrestations (-3%) et 373 overdoses mortelles (+11%).
Le rôle des organisations criminelles :
– ‘Ndrangheta : la plus influente dans le secteur de la cocaïne, avec des bases notamment dans le nord de l’Italie, en Espagne et aux Pays-Bas ;
– Cosa Nostra : une organisation verticale et structurée, notamment dans l’ouest et le centre de la Sicile. Dans la partie est émergent des groupes criminels à géométrie variable, évitant d’affronter les Familles influentes. Cosa Nostra est surtout en mode « joint venture » avec d’autres organisations criminelles ;
– Camorra : une « fluidité criminelle » très présent dans le secteur du cannabis et de plus en plus dans la cocaïne. On relève de plus en plus des cas d’enlèvements sur fonds de stupéfiants ;
– organisations mafieuses des Pouilles : les clans historiques se confrontent avec des groupes émergents, parfois même des « baby-gangs », agressifs et violents. Elles sont en quasi-synergie avec les groupes criminels albanais ;
– les groupes albanais : fournisseurs des groupes italiens, ils ont renforcé leurs liens avec les organisations criminelles des ports belges et néerlandais ;
– le « Cartel des Balkans » : contrôlant auparavant la « route des Balkans », il est désormais très présent sur la cocaïne, du fait de ses liens directs avec les organisations sud-américaines ;
– les groupes marocains : ils bénéficient d’une belle répartition dans toute l’Europe, leur permettant d’avoir un quasi-monopole sur le cannabis. Leurs structures leur permettent de plus en plus de se placer sur le marché de la cocaïne ;
– les groupes nigérians : très bien implantés en Italie (et notamment en Sicile), ils évitent toute confrontation avec les organisations criminelles italiennes, même si c’est plus délicat en Campanie.
Le rapport fait également un focus sur Rome, une zone stratégique centrale où on trouve souvent des consortiums criminels, et sur l’infiltration criminelle/mafieuse au sein des groupes de supporters de foot.
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