Italie : rapport semestriel anti-mafia

DIA | Février 2021

La Direction des Enquêtes Antimafia (DIA) italienne vient de publier son rapport semestriel : il confirme que la pandémie et le confinement sont de nouvelles opportunités pour les groupes mafieux d’infiltrer l’économie légale (notamment pas l’injection de fonds dans les PME italiennes) et l’administration publique. Les statistiques montrent une augmentation des cas de blanchiment, de corruption et de trafic de votes. La DIA s’inquiète également de la libération de plusieurs boss mafieux, qui ont accompli leurs peines et sont ou vont être désormais libres.
La mafia sicilienne bénéficierait également de bons rapports avec les Familles américaines, dont plusieurs « ambassadeurs » seraient venus récemment en Sicile, visiblement pour négocier des affaires.
La ‘Ndrangheta, toujours leader dans le trafic international de la drogue, semble néanmoins se fragiliser : de plus en plus de repentis acceptent de briser la loi de l’omerta et de plus en plus de victimes acceptent de témoigner.
Au sein de la Camorra, on trouve des clans de premier niveau qui ont su résister aux crises et aux guerres internes et son très présents dans le trafic international de stupéfiants, la contrefaçon de marques ou encore dans le piratage d’appels d’offres. On trouve également des clans moins puissants, impliqués dans la revente de drogues ou l’extorsion.
La DIA reconnaît le dynamisme et la puissance de la mafia des Pouilles, notamment celle de Foggia. Cette dernière passe d’un modèle de « mafia militaire » traditionnelle à une mafia d’affaires s’appuyant sur une certaine « bourgeoisie mafieuse ».

Voir le rapport ici (en italien)

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