Gaz hilarant : forte hausse des complications en Ile-de-France
Le Point - France | 20.01.22La consommation de gaz hilarant (protoxyde d’azote) en Île-de-France par les jeunes a entraîné une augmentation des cas de troubles neurologiques. Selon un rapport de l’Agence de Sécurité Sanitaire, 134 cas (dont 126 symptomatiques) ont été signalés aux centres antipoison, dont 25% des cas en région parisienne. Seuls 20 cas avaient été signalés entre 2017 et 2018 et 46 en 2019. Parmi les consommateurs réguliers, les effets sur l’organisme peuvent aller d’un simple vertige à des malaises plus graves, des paralysies, des nausées, voire de la somnolence et de la désorientation.
Selon le rapport, le profil du consommateur de gaz hilarant est plutôt celui d’un homme d’une vingtaine d’années. Certains usagers réguliers de protoxyde d’azote peuvent inhaler plusieurs dizaines ou centaines de cartouches par jour, avec des conséquences sur le cerveau potentiellement irréversibles.
L’utilisation festive des ballons de gaz hilarant chez les jeunes provoque une certaine euphorie comparable à une ivresse, souvent accompagnée de rires incontrôlables, de distorsions visuelles et auditives, de modification de la voix. C’est un gaz utilisé en cuisine dans les siphons à chantilly, à l’hôpital comme anesthésiant, dans des aérosols d’air sec ou des bonbonnes pour l’industrie. En fonction de la dose consommée, son usage peut provoquer des effets indésirables qui disparaissent généralement 15 minutes après l’arrêt de l’inhalation mais qui peuvent persister quelques heures, voire quelques jours : nausées et vomissements, maux de tête, crampes abdominales, diarrhées, somnolence et légère baisse de la vigilance dans les 30 minutes qui suivent la prise, vertiges, acouphènes, confusion, désorientation, difficultés à parler et à coordonner ses mouvements, faiblesse musculaire. Le plus gros risque est le manque d’oxygène pouvant entraîner la mort : les cartouches sont très concentrées en protoxyde d’azote, et des inhalations répétées peuvent conduire à la mort par asphyxie. L’usage régulier entraîne des pertes de mémoire, des troubles de l’érection, des troubles de l’humeur de type paranoïaque, des hallucinations visuelles, des troubles du rythme cardiaque, une baisse de la tension artérielle. En décembre 2019, le Sénat français adopte une proposition de loi pour interdite la vente du protoxyde d’azote aux mineurs. Depuis le 1er juin 2021, une loi interdit « de vendre et de distribuer » ce produit « afin d’en obtenir des effets psychoactifs », sous peine d’une amende de 3.750 euros.
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