Une nouvelle drogue en Afghanistan ?
ONUDC | Janvier 2022
Selon l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime), une nouvelle drogue semble se répandre en Afghanistan : les « comprimés K ». Cette drogue, identifiée en 2016, contient à la fois de la méthamphétamine et des opioïdes. Ces comprimés sont vendues entre 3,5 euros et 15 euros pièce : ils ressemblent à des pilules d’ecstasy colorées, souvent avec divers logos (visage de Trump, marques Rolex ou Tesla, le masque de la série « La Casa De Papel »,…). Sur les échantillons de comprimés vendus nous le nom de « Tablet K » et récupérés en Afghanistan, les analyses montrent que 42% contenaient principalement de la méthamphétamine, 23 % de la MDMA et 32 % le mélange de méthamphétamine et d’opioïdes (le plus souvent de l’héroïne, moins souvent du Tramadol). Aucun signe ne distingue les comprimés de telle ou telle sorte. Ces comprimés contiennent également de la caféine, le carisoprodol (un relaxant musculaire), la chlorphéniramine et la diphénhydramine (antihistaminiques), le dextrométhorphane (antitussif), le propranolol (bêtabloquant), le diazépam, le sildénafil (Viagra), le paracétamol, le tramadol, la chloroquine (antipaludéen) ou le tinidazole (antiprotozoaire). Pour l’instant, les « comprimés K » se trouveraient uniquement en Afghanistan. Entre mars 2020 et mars 2021, un total de 80 kilos de cette drogue (environ 160.000 pilules) a été saisi. En 2020, une enquête montre que la consommation de « comprimés K » est supérieure à celle de la méthamphétamine. Cette drogue est produite dans des labos clandestins à Kaboul et Kunduz, mais viendrait également de Peshawar (Pakistan) et du Tadjikistan.
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