Étude sur les règlements de comptes aux Pays-Bas
NOS - Pays-Bas | 01.02.24
Des chercheurs néerlandais ont étudié les affaires de règlements de comptes commis aux Pays-Bas entre 2016 et 2021 (57 cas).
Un homicide sur 12 aux Pays-Bas est un règlement de comptes, se produisant en général la nuit, en semaine. Environ 4 homicides sur 5 sont liés à la cocaïne. Les règlements de comptes ont lieu en majorité en Hollande-Septentrionale (40%), en Hollande-Méridionale (26%),dans le Brabant-Septentrionale (12%, surtout liés au cannabis et aux drogues de synthèse) et en Utrecht (12%).
Les règlements de comptes ont pour but d’établir, de maintenir ou de renforcer la position de l’auteur et/ou du commanditaire dans le milieu criminel. Les auteurs ciblent plus souvent quelqu’un de leur propre organisation criminelle que celui d’un groupe rival pour des raisons d’inexécution d’ordre, de vol d’argent ou de stupéfiants, de contact avec la police.
Les auteurs de ces règlements de comptes sont exclusivement des hommes d’environ 29 ans, ayant une moyenne de 27 infractions connues de la police. En moyenne, ils ont commencé à être connus de la police à l’âge de 16 ans. La grande majorité des auteurs sont d’origine non européenne du fait de leurs parents : 8 sur 10, dont 6 sur 10 sont nés aux Pays-Bas. Plus d’un quart sont d’origine antillaise, puis viennent les origines marocaine et surinamaise (1/5 chacune). Les auteurs d’origine turque sont rares.
Les échanges avec les auteurs incarcérés montrent 4 types de profils : l’amateur qui cherche à se venger, le professionnel qui cherche le gain financier et la réputation, le naïf qui veut appartenir à un groupe et celui qui ne parle pas de ses motivations.
Les 57 règlements de comptes étudiés ont fait 62 morts et 5 blessés graves : les auteurs ont été identifiés dans 40 affaires. Un mort sur 5 n’était pas la cible, mais se trouvait à proximité lors de l’attaque. Quatre morts étaient des « erreurs de cible ». Les victimes d’origine non européenne sont surreprésentées : plus de la moitié.
Dès l’adolescence, les auteurs vivaient dans un environnement (quartier et/ou famille) criminel. Les auteurs détenus évoquent de mauvais exemples, un lien manqué avec un parent, la pauvreté et un désir d’excitation.
Voir l’étude ici (en néerlandais)
ou https://www.politieenwetenschap.nl/publicatie/politiewetenschap/2024/liquidaties-in-nederland-395
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